Que sont les gaz à effet de serre et d'où proviennent-ils?

Ce sont les gaz qui emprisonnent et conservent la chaleur. Ils comprennent:

Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique (CO2):
Il est produit lorsqu'il y a combustion de matières solides, de combustibles fossiles (le pétrole, le gaz naturel et le charbon) ainsi que lorsqu'il y a combustion du bois. Cela inclus donc autant les véhicules que les centrales énergétiques... bref, tout ce qui brûle !

À l'heure actuelle, l'équilibre naturel du gaz carbonique dans l'atmosphère est de 0,13% (son niveau stable) mais on prédit une hausse annuelle d'environ 0.01%. On s'attend donc à ce que cette nouvelle concentration de gaz carbonique contribuera à amplifier l'effet de serre, le réchauffement de l'atmosphère et ainsi, perturbera davantage le cycle naturel du gaz carbonique.

Le méthane (CH4):
21 fois plus dommageable que le gaz carbonique, il est produit par:

L'oxyde nitreux(N2O):
270 fois plus dommageable que le gaz carbonique, il est produit par:

Les hydrofluorocarbones (HFC), les hydrocarbones perfluorés (PFC), et l'hexafluorure de soufre (SF6):
Il s'agit des poids lourds toutes catégories qui sont produits par plusieurs industries.

Est-ce que cela signifie qu'il y a moins d'oxygène et de nitrogène dans l'air?

L'air est constitué de 20% d'oxygène, de 79% de nitrogène et d'un pourcent d'autres gaz. Ce sont précisément les changements sur ce petit 1% des gaz qui transforment notre environnement. Comme tel, les niveaux d'oxygène et de nitrogène n'ont pas encore diminué.

Qu'est-ce qui peut réduire la quantité de gaz à effet de serre dans notre environnement?

Les plantes et les océans.

Les chercheurs de l'université de Leicesteront observé le rôle important que joue les plantes en retirant le gaz carbonique de l'atmosphère. Les plantes absorbent le gaz carbonique durant le processus de photosynthèse (leur façon à elle de transformer l'énergie solaire pour fabriquer leur nourriture). On comprend que dans le contexte environnemental actuel, il devienne important de mieux comprendre cette capacité qu'on les plantes de réduire le CO2 dans l'atmosphère.

Les océans aussi nous réservent des surprises étonnantes ! On remarque le gaz carbonique est légèrement soluble dans l'eau (par exemple, c'est lui qui est responsable des petites bulles effervescentes dans les boissons ou l'eau gazéifiée). L'océan peut donc absorber une impressionnante quantité de CO2 provenant de l'atmosphère. Ensuite, vient le tour de minuscules plantes nommées les phytoplanctons qui ingèrent à leur tour le gaz carbonique qui se trouve dans l'eau par l'entremise de la photosynthèse (qui caractérise le mode de nutrition des plantes). Pas mal, n'est-ce pas? Ainsi, une partie importante du gaz carbonique est contrôlée. Malheureusement, ça ne se termine pas là... Car d'autres organismes viendront à leur tour manger les phytoplanctons et lorsque que ceux-ci meurent ou qu'ils rejettent leurs déchets (font leurs besoins) ils libèrent de nouveau le gaz carbonique dans l'atmosphère. Ah! Si au moins, ils pouvaient se retenir un peu de faire leurs besoins avant de mourir, ce ne serait pas si mal.

Mais bon, il n'y a pas que du mauvais dans cette histoire car un autre organisme particulier habitent les océans : la salpe. Cette dernière se nourrit de phytoplanctons mais sa particularité vient du fait qu'elle emprisonne le carbone dans ses selles juste avant que celles-ci se mettent à couler au fond de l'eau. Une étude effectuée sur un groupe de salpes a démontré que les salpes sont responsables de la consommation des phytoplanctons de surface pour environ 74% des cas. Leurs cargaisons de selles permettent ainsi de faire " couler " en eaux profondes près de 4000 tonnes de carbone chaque jour. La morale de cette histoire : plantons des arbres (comme on nous l'avait demandé déjà à l'époque des pluies acides), encourageons la croissance des phytoplanctons et soyons gentils avec nos amies, les salpes!