S’Entrainer Pour le Marathon

La Réalité

Ayant parlé avec plusieurs explorateurs polaires, je suis maintenant en pleine préparation physique pour le plus important défi de ma vie. Quelle meilleure façon de se mettre à l’épreuve qu’en tentant de courir un marathon dans des conditions loin d’être idéales, avec une température ambiante de 35-38 degrés Celsius le jour et de 25 degrés C, la nuit. Décembre 2006 verra cet exploit : mon premier vrai marathon ! Question de rendre ça un peu plus difficile, je vais le courir en tirant un pneu attaché à ma taille, si les juges me permettent de le faire, et je vais m’assurer prendre l’avion seulement deux jours avant le marathon, question de n’être absolument PAS acclimatée à la chaleur. C’est une idée qui vient du petit diable qui se cache derrière mon épaule gauche…

Corps et âme, dans l’entrainement…

...n’est pas chose simple. En parcourant virtuellement les blogs de coureurs et en écoutant les conseils de mes amis et connaissances tous familiers avec l’expérience marathonienne, il semblerait que je ne mets pas assez d’asphalte sous mes baskets, que je ne cours pas assez : Je cours « seulement » deux fois par semaine, soit des distances de 4,82 km (3 miles) et 16.09km (10 miles).

Alors que je travaillais à York, je me suis trouvée un partenaire d’entrainement. C’est un sprinteur mais juste d’être en sa compagnie m’a permis de courir au moins trois fois par semaine. Watatow ! Le travail, ça va, mais la course… c’est encore mieux !

Malheureusement, le bouclier naturel qui me garde habituellement en bonne santé a fini par être affecté par toutes les saletés de grippes et d’éternuements qui peuplent le métro de Londres. Cela devait bien faire deux ans que je n’avais pas succombé à une telle grippe, avec rhume, fièvre et tout le tralala. Cela m’a bien pris quelques semaines pour m’en remettre. Pendant tout ce temps, la petite voix du corps me soufflait « Écoute fille, si tu veux courir vas-y fort, moi, je prends une pause… ». De m’y remettre n’a pas été chose facile surtout depuis que j’ai été interceptée par un gardien de parc, en pleine nuit. Je courais dans un endroit déserté du parc lorsqu’il approcha avec sa voiture pour m’avertir par sa fenêtre entrebâillée : « Il est interdit de courir avec ce « truc » (le pneu) dans le parc. Ça va à l’encontre des normes de santé et de sécurité publiques. Vous pourriez attacher quelqu’un avec ça ! ».

Sans commentaire. Il ne faisait que son boulot, ce gardien de parc, mais ça ne m’a pas empêché de lui dire que ça n’avait ni queue ni tête, son histoire.

Leçon du jour: Pour faire de bons redressements assis, il faut utiliser ses abdominaux. Vous croyez que je blague ? Que c’est évident pour tout le monde? Comme plusieurs, je remontais avec la tête devant au lieu de laisser le ventre faire tout le travail. Maintenant, je me concentre sur mon petit bedon et je fais des mini redressements assis.

Rappelez-vous cette règle : Minis redressements assis = beaux abdominaux!