Une question d’équilibre 3: Des problèmes carboniques

Juin 2007


Dans le livre de la Genèse, on peut lire qu’une simple histoire entre un gars et une fille qui sont responsables de veiller sur le monde a rapidement tourné au vinaigre. De nos jours, des entreprises du monde entier se sont données pour premier objectif d’accumuler du capital au détriment de la nature, et ce faisant, démontrant un non-respect total de l’environnement par leurs actions destructrices.

Aux États-Unis, une grande compagnie de production automobile, la General Motors (GM), a décrété que la meilleure façon de faire du profit était de convaincre tout le monde d’acheter une voiture. Combien s’y sont-ils pris? Simplement en faisant l’achat des systèmes de transport public et en terminant ensuite, leurs activités. Sauf, qu’ils ont été démasqués, qu’on leur a tappé sur les doigts tout en les obligeant à payer une amende de $5000 dollars américains ainsi qu’un dollar US pour chaque ordre envoyé en ce sens. Cet héritage a eut pour effet d’imposer des bouchons sur les voies publiques dans les grandes villes comme Los Angeles, qui possède le triste record d’une des villes produisant le plus d’émissions carboniques au monde. Elles sont principalement dues aux nombre de voitures qui y circulent. Vous n’avez qu’à survoler la ville pour en croire vos yeux! De votre hublot, vous pouvez observer ce nuage de pollution, aux teintes mauve et jaunes, qui flotte au-dessus de la ville. C’est ce même air malsain que vous aurez la « chance » de respirer en arrivant à l’aéroport. Vous n’avez qu’à escalader une montagne près de San Bernadino pour voir au loin, les couleurs putrides du smog descendant sur la ville.


Image en provenance d’ Ocean World

La meilleure chose que GM peut maintenant faire c’est d’essayer de défaire ce qu’ils ont instauré soit en reconstruisant le service de transport public et en convertissant les voitures actuelles en voitures électriques. Les compagnies qui auraient l’intelligence de le faire, feraient assurément du profit. Ainsi, les émissions seraient reléguées aux stations utilisant le charbon ou le pétrole mais ainsi, elles seraient au moins centralisées et pourraient éventuellement être contrecarrée par le développement des nouvelles technologies plutôt que de représenter un paysage polluant varié et insaisissable comme c’est le cas présentement.

Un rapport publié par un journal indépendant déclarait récemment les dangers environnementaux représentés par l’industrie de l’exploitation forestière et les incendies de forêts tropicales. D’autres rapports ont aussi soulevés la baisse de la capacité des océans d’absorption des émissions de gaz carbonique (CO2) dans tout le pourtour de l’Antarctique. On soupçonne que cela est attribuable aux changements des vents et des courants marins suite à un certain réchauffement de la planète. Cela aurait pour effet de concentrer les eaux ayant une haute teneur en gaz carbonique vers la surface, bloquant ainsi la capacité de ces mêmes eaux, d’absorber de nouvelles quantités de CO2.
 


Image en provenance de Planktos
Depuis qu’elles s’inquiètent des changements climatiques liés aux émissions de carbone, les entreprises font maintenant les pas nécessaires pour rétablir l’équilibre et pour tenter de neutraliser les émissions de carbone.

Compensation du carbone Cette mesure permet de mesurer l’émission de carbone d’une entreprise et de proposer des avenues afin de neutraliser ces émissions de carbone, soit via des individus ou d’autres compagnies. Par exemple, ce serait de décider de prendre un vol entre Singapour et la Jamaïque (coûteux énergétiquement parlant) et de compenser en apportant avec vous une valise entière d’ampoules conservatrice d’énergie pour distribuer localement. Détails en consultant le lien suivant..

On voit plusieurs compagnies qui proposent de planter des arbres (qui retiennent les émissions carboniques) ou qui proposent des projets en ressources renouvelables à d’autres compagnies ou individus afin d’équilibrer leurs émissions de carbone. Cependant, le journal the Financial Times a fait état des pratiques douteuses de certaines compagnies qui se « spécialisent » dans ce genre de marché.

Allons donc savoir comment reconnaître les véritables alliés.es dans cette grande cause pour la protection de l’environnement? En scrutant les activités des compagnies fiables spécialisées dans la compensation des émissions de carbone, vous en viendrez aux conclusions suivantes :


Visitez la boutique Planktos de
compensation de carbone
Ce qui m’a particulièrement accroché c’est cette histoire de plancton. Les arbres sont responsables d’environ 25% de la rétention du carbone alors que les océans eux, sont responsables de plus de 50% de la rétention globale! Il faut dire que les océans couvrent aussi 70% de notre planète! Il n’est donc pas surprenant d’apprendre à quel point ceux-ci sont importants dans la lutte contre les émissions carboniques!  La compagnie Planktos se spécialise en reforestation et en promotion de la croissance du plancton marin, dans l’espoir que cet effort connaitra des résultats significatifs dans le contrôle des émissions de carbone.  

Des plantations d’arbres en Hongrie et aux épandages de poussière de fer au-dessus des eaux américaines, tout est possible. En effet, le fer est nécessaire pour la croissance du phytoplancton (plante microscopique vivant dans l’eau) avant que celui-ci soit mangé par le zooplancton comme le krill (crevette minuscule) emmagasinant ainsi le carbone jusqu’à ce que celui-ci ressurgisse sous d’autres formes comme par exemple, le pétrole ou les combustibles fossiles !

Note: Au moment d’écrire cet article, la compagnie Planktos était une des seules à être si active sur le marché de l’absorption du carbone.